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Palette "noir relatif"
Peinture acrylique sur raquette

Une palette de peinture pour faire du noir. Mais on ne voit pas que du noir.




2011 n°68





  Faux sombres, faux clairs, fausses couleurs : partout fausses couleurs !


  Ici, une palette de couleurs pour faire du noir relatif à différents endroits d'un même tableau.

  En peinture, s'il y a une chose à ne pas oublier, enfin si on veut bien, c'est la relativité des couleurs au niveau de la perception. Le blanc habituel de l'œil peut par exemple dans une reproduction réaliste, être presque noir, ou même tout à fait rouge dans la réalité colorimétrique de l'image. Il sera interprété dans le contexte par le cerveau et sera "vu" normalement blanc.


  Des illusions d'optique bien connues mettent en évidence ce phénomène :

 - Sur l'image ci-dessous, (en tenant le pointeur de votre souris à l'écart de l'image,) le rectangle de gauche est jugé plus foncé. De surcroit, plus on cherche à comparer les deux couleurs et plus le phénomène s'accentue.

Or, il s'agit de la même couleur exactement. Passez le pointeur de la souris sur l'image pour une pseudo-vérification. (L'image est faite par moi-même et je garantis l'absence de trucage.)

  - Mais cela n'agit pas que sur la luminosité : la tonalité de la couleur elle-même se trouve modifiée. L'exemple ci-dessous, avec un gris plus clair le met mieux en évidence.

  Le rectangle de gauche nous parait également plus foncé, mais surtout il semble teinté en rouge. Et ceci d'autant plus qu'on le compare longuement avec son voisin de droite. C'est pourtant bien un seul et même gris de part et d'autre et on peut le vérifier par le même moyen : le pointeur de souris au-dessus de l'image.


  Donc voilà, toutes les couleurs sont relatives à un contexte que "l'œil" est exercé à interpréter pour sans doute mieux comprendre son environnement en faisant abstraction des effets d'éclairage et améliorer les contrastes. Il est spécialisé dans l'identification des objets, pas dans le choix de la couleur du fil pour la broderie. À tel point, qu'il perd pied naturellement dans ce type d'exercice.
  Retrouver la bonne couleur d'une portion d'image en deux dimensions, nécessite un petit recours à la théorie et au tâtonnement.  Un éclairage violent rendra un noir gris que l'on "verra" noir et le gris sur le jaune fera violet en l'absence de tricherie.

  À chaque coup de pinceau, on peut se poser la question de la nécessité d'amplifier ou de réduire le phénomène.
  Dans ma peinture, je fais le choix d'obéir dans les grandes lignes à ce dictat du réalisme. Mieux, mon acrylique souvent peu mélangée en tire parti. Quand je détache une couleur de la réalité, je la décline souvent en fonction de ce principe. Et je m'ouvre la possibilité d'une autre teinte pour diviser la forme en différentes formes sans en perdre aucune. Cette loi élémentaire fait partie des petites choses que j'aime triturer. Et  je dois dire, que je la perds rarement de vue.


  "Toutes les fois qu'on observe deux corps colorés simultanément pour en apprécier les couleurs respectives, il est nécessaire, surtout si ces couleurs sont mutuellement complémentaires et que l'une soit plus faible que l'autre, de les voir séparément ; autrement il pourrait arriver que la couleur la plus faible n'apparût que par la juxtaposition de la couleur la plus forte." Michel Eugène CHEVREUL, De la loi du contraste simultané des couleurs : et de l'assortiment des objets colorés, (1839).
 




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